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02 St Jean-Baptiste, KABARE

LE POINT SUR LA PRODUCTION ET LE DOSAGE DU CHLORE DANS LES RESEAUX ASUREP

I.  Principe de chloration 

Le chlore est un composé chimique qui est utilisé pour la désinfection et la décontamination.

Le chlore détruit efficacement et rapidement les virus, bactéries et autres micros organismes, ainsi que les champignons et amibes (mais pas les kystes amibiens ou parasites pathogènes). Cette nuance fait dire que l’action du chlore désinfecte, mais ne purifie pas entièrement (pour cela il faut aussi filtrer l’eau si elle est trouble afin d’éliminer les kystes, parasites. Ces derniers ont besoin de supports dans l’eau, d’où l’augmentation du risque en eau non claire).

Mélangé à l’eau, le chlore a donc un effet désinfectant, mais ne fait pas tout.

En contact avec la matière organique, par exemple une pollution bactérienne, il réagit et forme des composés organochlorés (matière organique + chlore). Il devient ce que l’on l’appelle le chlore lié. Le chlore est toujours présent dans l’eau mais n’a plus d’efficacité pour désinfecter (déjà utilisé).

Les atomes de chlore s’accrochent sur tout, que ce soit des particules organiques, des microbes ou des particules inorganiques. Le chlore détruit complètement la bactérie depuis son intérieur, annihile toute activité enzymatique.

Le chlore non dégradé est nommé chlore libre ou chlore résiduel. Il garde tout son pouvoir désinfectant. Il garde un pouvoir dit rémanent, conserve sa propriété et peut être utilisé plus tard en cas de contact avec de nouveau polluant (par exemple dans le bidon de stockage durant quelques heures, voir quelques jours). Ce pouvoir rémanent est la « force » du chlore par rapport notamment à l’ozonation. C’est ce principe que l’on veut exploiter sur de l’eau théoriquement déjà saine mais qui le restera aussi dans le bidon au foyer.

Le chlore reste le meilleur traitement car il est simple et est très efficace lors de crise de choléra pour désinfecter l’eau, mais aussi pour le lavage des mains, l’hygiène des salles d’hôpitaux, sols, etc…

NB : il peut aussi créer des inconvénients notamment :

  • Le goût. Il faut bien doser et avoir une habitude (Le goût du chlore dans l’eau n’est pas cependant la preuve de présence de chlore résiduel libre suffisant…) ;
  • L’odeur peut gêner s’il est trop dosé ;
  • La nécessité de bien contrôler ;
  • Il peut créer des contaminants sous la formation de chloramine (chlore composé) d’effets plus indésirables (raison pour laquelle il est important de bien doser pour passer le stade de chloramine)

A.  Les produits chlorés 

Sous forme solide Hypochlorite de calcium (HTH) : 65-70 % de chlore actif ou acide hypochloreux ;

Sous forme liquide Eau de javel (Hypochlorite de sodium) : maxi 10 % de chlore actif et généralement 2 ou 3 % (9° ou 12°). Variable suivant le produit, lire la notice ;

Autre forme liquide : La solution chlorée liquide produite par WATA (c’est l’appareil utilisé sur les réseaux ASUREP), généralement de 6 gr/l = 6 % (à mesurer/confirmer après fabrication) ;

Chlorure de chaux : 30 % de chlore actif

Quelques rappels

1 % de chlore actif = 10 gr/l

0,0001% = 0,001 g/l ou 1 mg/l

1 mg/l = 1 ppm

Et 1° chlorométrique = 3,17 g de chlore actif par litre (pour l’eau de javel on parle souvent en °)

B.  La conservation des produits chlorés 

Les produits doivent être stockés dans des récipients :

  • Non métallique ;
  • Hermétique ;
  • A l’abri de la chaleur, de la lumière et de l’humidité
  • La forme solide se conserve bien. Stockée hors lumière elle perd environ 2 % par an ;
  • La forme liquide se maintient nettement moins longtemps. Pour la production en électrolyse (cas de la solution sur l’appareil WATA utilisé sur les réseaux des ASUREP), on considère néfaste de le conserver plus d’une semaine. (Idéalement il faut utiliser sous les 24h ou 48h maximum, donc il faut limiter la production)

En effet, l’hypochlorite de sodium perd en moyenne 6 % (0,4 g/l) de chlore actif en 24 heures. Après ce délai, il est nécessaire de mesurer la concentration et d’adapter les dilutions. Pour une plus longue conservation, la solution doit être stabilisée.

C. La fabrication du chlore

L’appareil WATA Plus est celui utilisé pour la production de chlore sur les réseaux des ASUREP d’Enabel. Il produit l’hypochlorite de sodium dosé à 6g/L de chlore actif en utilisant de l’eau claire, du sel et de l’électricité (production de 15 litres en 4 heures).

L’appareil, constitué d’une électrode en titane est immergée dans une solution d’eau salée (30 grammes par litre) et est connectée à une source d’électricité solaire/batterie durant 4 à 6 h suivant l’appareil.

L’électrolyse consiste en la dissolution ou la décomposition chimique d’une substance par le passage d’un courant électrique à travers elle. Dans notre cas, l’électrolyse décompose le sel dissout (chlorure de sodium) en chlore actif (hypochlorite de sodium).

La durée de vie de l’électrode est de l’ordre de 20 000 heures soit environ 9 ans. (Si y a un bon entretien, nettoyage, pas de grattage, etc…).

En termes de coût, l’achat en sac de 20 Kg sel représente 28$ dans la ville de Kindu (province du MANIEMA). Un sac de 1 kg de sel en vrac, permet plus de 33 l de production de chlore à 6 g/l, soit environ un jour pour une citerne de 120 m3 à 1 ppm.

L’achat de chlore n’était pas ou peu disponible (dans la ville de Kindu, l’ASUREP RVA se procurait par des voies non officielles dans une compagnie de la place, sans la garantie de continuité.) Son coût d’achat était généralement de 20 $ le Kg de chlore actif HTH et l’ASUREP RVA acheté pour plus ou moins 250 $ chaque mois.

La fabrication locale est un gain considérable qui permet d’assurer une production journalière pour une qualité nettement plus accrue de l’eau distribuée :

  • La production doit être effectuée dans un endroit ventilé où la température se situe idéalement entre 25 et 30°C à l’abri des rayons solaires et de la poussière. Il est conseillé de travailler tôt le matin. La température parfois trop élevée déconnecte le système. Un thermomètre permet de mesurer et de contrôler régulièrement que la température de l’eau reste en dessous de 42°c.

NB : L’appareil peut se voir déposer sur dans un demi fût avec un fond d’eau pour limiter la température ou d’assurer un petit écoulement d’eau continue.

  • Eviter le dépôt de poussière dans la solution.
  • Utiliser un cahier de bord : Pour faciliter le suivi de la production de chlore et retracer les problèmes rencontrés. (Le nom de la personne responsable de la production, l’heure du démarrage et de la fin de la production, les quantités produites, …).                                                                                                                                         
  • Toujours nettoyer le WATA après son utilisation : Après chaque utilisation, rincer le WATA avec de l’eau propre. Si après plusieurs utilisations des traces blanches apparaissent sur le WATA, il faut préparer une solution de 50 % de vinaigre (ou du jus de citron) et de 50 % d’eau propre. Laisser tremper l’appareil quelques heures (parfois toute une nuit) et rincer-le ensuite à l’eau claire.

Mais jamais frotter les plaques de titane.                                                                                             

D. La chloration 

Le principe est d’ajouter suffisamment de produit chloré pour :

  • Détruire tous les micro-organismes (l’invisible à l’œil nu) et s’assurer qu’une petite fraction de ce chlore soit toujours disponible pour prendre en charge une éventuelle réintroduction de micro-organismes pathogènes durant l’écoulement dans les canalisations et éventuellement dans le seau de la ménagère.

IL FAUT, selon l’OMS, UNE DOSE PERMETTANT D’OBTENIR un minimum de 0,2 mg/L de CHLORE « RESIDUEL » sur la Borne Fontaine (BF) la plus défavorable (généralement la plus éloignée, à mesurer en temps d’écoulement de la citerne à cette dernière).

PS : Les premières BF après la citerne devraient être dosées à max 0,5 mg/l, voir 0.7 mg/l si le réseau est étendu. (Au-delà un fort goût désagréable surtout lorsque l’on n’est pas habitué).

Dans une situation normale (hors présence de choléra), sachant que la population n’est pas habituée à l’eau chlorée, on préconise 0,2 à 0,3 mg/l à la BF la plus défavorable. Cela permet raisonnablement d’avoir l’action du chlore toute la journée (au moins durant 10 h).

NB : En cas de crise de type choléra le dosage sera s’augmenter à 0,5 mg/l au point le plus défavorable et certainement à 0.8 voire 1 mg/l à la première BF et 2 mg/l dans la citerne

II. Quelques recommandations d’usage

L’OMS préconise que le temps de contact entre le chlore et l’eau soit de 30 minutes minimum, et idéalement d’1 heure.

Il y a lieu de noter la corrélation entre le temps de contact et de concentration. Plus le temps de contact est élevé, plus la concentration peut être diminuée.

Un pH inférieur à 8 (au-delà les effets nécessitent de forte dose et diminuent très fortement), doit être tester sur papier pH. Au-delà de 8,5 l’effet n’est plus pertinent (demande trop concentration de produit et l’eau n’est certainement pas agréable à boire).

NB : le temps de contact doit augmenter avec une eau plus basique :

Pour une même concentration, à un pH de 7,5 le temps de contact est de 20 à 40 min et à un pH de 8-8,5 il passe de 40 à 60 min

Turbidité 5 NTU (l’eau doit être claire) idéalement turbidité 1 NTU

NB : Une eau turbide entre 5 et 30 NTU doit être préalablement filtrée ou par défaut décantée, sous effet limité du chlore.

Enfin, le métal détruit le chlore et vice versa. Donc, il ne faut jamais préparer les solutions dans des récipients métalliques (à moins qu’ils ne soient émaillés ou peints mais l’on retient plutôt ne JAMAIS utiliser) et sur usage de canalisation métallique, il y a lieu de prendre en considération la perte le long du trajet.

On retient que la solution d’eau salée nécessaire à la production de chlore doit être préparée avec une eau claire :

  • pH entre 6,5 et 8,5 ; 
  • Turbidité inférieure à 5 NTU (à défaut d’appareil de mesure, l’eau doit être claire et le fond du seau de 10 l rester visible sans tâches de fond)  

III. Préparation de la solution mère 

Pour choisir le bon dosage de chlore à partir d’une solution mère de chlore de concentration Cm (exprimée en % de chlore actif) on applique la relation du principe de conservation de la masse :

Cf x Vf = Cm x Vm

Cf = concentration que l’on veut dans l’eau à traiter (finale), on appelle solution fille

Vf= Volume de la concentration fille (volume d’eau à traiter = volume niveau d’eau dans réservoir)

Cm = concentration solution mère

Vm = Volume solution mère que l’on injecte

Les unités sont à respecter à savoir pour la concertation en % ou gr/l et pour le volume idem même pour l’unité litre ou m3 ou ml.

Exemple : La citerne est remplie = 75 m3 = 75 000l et Cm = 6gr/l ; on a pris Cf = 1 mg/l ou 0,001gr/l. Il faut le confirmer sur le terrain

Le volume de solution mère = Vm= (Cf x Vf) / Cm = (0, 001 * 75 000) /6 = 12.5 l[NNT1] [FP2] 

[NNT3] 

Pour bien réaliser l’opération :

  1. Rincer tous les récipients avec de l’eau potable et vérifier que tous les outils utilisés sont bien propres ;
  2. Mesurer le volume d’eau et mettre dans un récipient en plastique (bidon) ;
  3. Agiter le bidon avant de verser dans la citerne ;
  4. Conserver le reste de solution- mère dans un récipient en plastique, hermétique, à l’abri de la lumière et bien fermer le récipient ;
  5. Remplir la Fiche « Suivi Solution Mère », mentionner la date (conservation 4 jours et maxi 7 jours), et bien indiquer la concentration mesurée ;
  6. Le bidon de conservation de solution mère doit avoir une tête de mort collé pour éviter toute erreur

Attention sécurité :

  • La solution mère doit être conservée dans un récipient en plastique, hermétique, à l’abri de la lumière ;
  • La durée maximale de la solution mère est de 4 jours ;
  • Evitons les accidents : Mentionner danger et coller une tête de mort sur le seau de solution mère que l’on conserve à l’abri ;
  • Toujours utiliser les gants et un masque pendant la préparation de la solution-mère ;
  • Poser un fût d’eau claire dans le lieu de fabrication en cas de nécessité se rincer abondamment si y a contact avec le chlore (main, yeux…)

IV. Quelle quantité de solution mère ? 

Quelle quantité de solution mère versée dans le réservoir ?

Comment déterminer la concentration fille souhaitée à verser dans la citerne ?

NB : Spécialement pour l’eau de source, (à vérifier également pour les forages), la qualité de l’eau peut varier avec les saisons. Il y aura donc lieu de tester la concentration fille à verser suivant les saisons pour savoir quelle quantité de chlore sera directement consommé (fonction de la qualité de l’eau brute). On parle ici de la demande en chlore (qui agit sur la matière organique, métaux etc…donc non utilisable pour désinfecter).

La partie de chlore restant = La partie libre (résiduelle) et la partie combinée (notamment par la présence d’azote dans l’eau).

Ce que l’on veut c’est connaitre la quantité de chlore (Cf) sur l’eau brute pour avoir une concentration assurée après la distribution aux robinets défavorables de 0,2 à 0,3 mg/l de chlore résiduel en fin de journée, ni plus ni moins. (Attention en cas de grosse fuite, donc de pollution, on risque de ne jamais parvenir à la concentration de 0,2 à 0,3 mg/l à la dernière BF). Le suivi des concentrations de chlore peut donc aussi permettre d’identifier les fuites au niveau du réseau.

La concentration fille (que l’on veut dans la citerne) sera certainement entre 0,6 à 0.8 mg/l peut être plus. Elle n’est pas connue et change suivant la qualité de l’eau brute, de la saison des pluies ou de la saison sèche. Il faut la déterminer en augmentant progressivement le dosage et faire les mesures à la dernière BF pour avoir un chlore résiduel de 0,2 mg/l.

NB : On relève que les réseaux ASUREP sont exclusivement en tuyaux en matière plastique, inerte au chlore. Ce n’est pas le cas des conduites acier (qui consomme une partie du chlore, et où un coef est alors à appliquer, nommé coef aux parois)

Pour avoir la concentration fille (cf) de 0.6 à 0,8 mg/l dans la citerne on ne sait donc pas quelle concentration de solution mère il faut verser (cela dépend de la demande en chlore de l’eau brute ; Si elle est désinfectée = 0, si y a la présence de bactéries ou de matières organiques, le besoin de la concentration de chlore augmentera)

Pour procéder et connaitre la concentration de solution mère, on utilise la technique du jar test

NB : Le jar test est une méthode simple, qui permet en augmentant graduellement la concentration Cm par ex de 0.8 à 1.5 mg/l dans plusieurs seaux (tous identiques par ex 5 seaux de 10 l) de déterminer la bonne dose à prévoir.

Ensuite, vérifier au chloromètre (ou pool tester) la quantité de chlore résiduel pour avoir in fine dans le réservoir la concentration fille minimum en mg/l adaptée au cas de chaque réseau.

Dans le réservoir, il faut partir d’une première hypothèse ; On propose d’avoir la cible de 0.8 mg/l et in fine de vérifier aux BF le reste de chlore résiduel en fin de journée. (Le résultat attendu de 0,2 mg/l)

Ce test est obligatoire et dépend de la nature de chaque réseau :

  • Si le réseau est petit, l’eau propre 0,6 mg/l dans le réservoir (chlore actif) pourrait à priori suffire pour avoir 0,2 à 0,3 mg/l en fin de ligne à la dernière BF.
  • Si le réseau est grand il y aura lieu d’augmenter à 1g/l voir 1,5 g/l maximum pour obtenir 0,2 à 0,3 mg/l en fin de parcours sur la BF la plus éloignée.

L’attente de 0,2 à 0,3 mg/l à la BF contraignante est idéalement à mesurer en fin de journée.

NB : Pour bien paramétrer, il est recommandé de faire la mesure au début 1 h après le versement dans la citerne, puis seconde à midi et 1 h avant fermeture du réseau. (Cela permet d’analyser l’évolution)

Ceci peut aussi être une manière de déterminer si le réseau a d’importantes fuites et voir à quel niveau la concentration de chlore diminue fortement.

Exemple de l’usage du jar test :

Quel volume de solution mère = Vm= (Cf x Vf) / Cm pour un Vf = 10 l (seau) et Cf attendues échelonné de =1 à 1,5 g/l (prévoir seringue de 5 ml) avec toujours Cm= 6 g/l

Pour 0,8 mg/l soit = (0, 001 * 10) /6, prévoir 1.3 ml de solution mère à 6g/l dans le seau de 10l

Pour Cf= 1 mg/l, prévoir 1,6 ml à verser dans 10 l

Et pour Cf= 1,2 mg/l, prévoir 2 ml à verser dans le seau de 10l etc…

Protocole du jar test nécessite de :

  • Ajouter dans les seaux des doses croissantes de solution mère
  • Remuer vigoureusement
  • Laisser agir 30 minutes
  • Mesurer le chlore résiduel libre dans chaque seau avec le pool test
  • Choisir comme référence la dose permettant d’obtenir entre 0,6 mg/l (min pour un tout petit réseau) et certainement maximum 1 à 1,5 mg/l de chlore résiduel libre (à verser dans le réservoir)
  • Calculer la dose de solution mère au volume total de l’eau à traiter (voir calcul ci-dessus)

V.  Poste de chloration

Un local est nécessaire. Il doit être suffisamment ventilé et verrouillé (à vérifier). Il n’a pas vocation à servir à d’autres services.

L’opérateur doit porter des gants, une blouse et des lunettes, dans le local lors des manipulations.

Concernant l’approche chloration, nous avons la possibilité d’utiliser, soit une pompe doseuse ou de verser directement dans la citerne, soit un système de goutte à goutte nommé hypochlorateur.

NB : le type goutte à goutte injecte en continue, donc il n’est pas adapté sur sortie de réservoir (vu que le débit n’est pas constant) mais par contre il est idéal pour le cas d’une source. (À prévoir en amont de la citerne).

D’autre système existe comme le chlorinateur mais ce dernier ne fonctionne qu’avec du chlore en tablette (Ce n’est pas le cas des appareils WATA qui fournissent une solution chlorée).

L’option Chloration au seau

C’est la méthode la plus simple et la plus adaptée à nos ASUREP. Elle est la moins onéreuse, elle ne nécessite pas de construction et au final elle correspond aux besoins des ASUREP.

Cela demande cependant d’avoir la possibilité d’isoler le réservoir pendant minimum 30 min.

C’est le cas des réseaux alimentés par pompage sur un groupe électrogène ou  secteur.

Pour les réseaux gravitaires alimentés en continue, généralement le matin la citerne est pleine et peut permettre la méthode du seau.

Il faut donc fermer en amont et en aval (double vanne), verser le seau de solution chlorée dans la citerne pleine et attendre 30 min avant de desservir.

NB : Attention pour les sources, en ouvrant la vanne amont, la concentration va se voir diminuer, cela impose à la mi-journée de refaire un prélèvement de la citerne et certainement refaire un jar test mais il faut prévoir de verser une demi dose [NNT4] [FP5] en plus si nécessaire…ce n’est pas l’idéal. Pour pallier à ce défaut on propose de tester la méthode goutte à goutte.

L’option goutte à goutte

La méthode adaptée sur les écoulements continus, simple et facile à réaliser. A placer au-dessus du dispositif à chlorer

Exemple : Une chambre collectrice ou un brise charge ou en amont de la citerne.

Cela demande un peu de génie civil pour placer le dispositif (le fût plastique de 100 l de solution mère sur un support de 30 cm par ex pour écoulement, avec un système de vidange et une conduite reliée à une vanne où l’on laisse écouler au goutte à goutte).

Le principe est simple et doit se mettre facilement et localement en place.

Il faut utiliser un fût de 100 l avec un couvercle, noir idéalement, en plastique obligatoirement.

Pour assurer l’écoulement du goutte à goutte, placer le fût sur une partie haute (socle métallique par exemple d’au moins 40 cm de hauteur).

Sur la sortie robinet, on installe un flexible souple avec une vanne robinet et une vanne type papillon, pour la régulation (ou un autre dispositif de type cathéter). Le flexible doit aboutir dans la chambre collectrice. (On peut placer un TP sur la citerne, comme sur la photo, sinon, on vide à la main : choix optionnel)

Le dispositif est placé dans un petit abri très rustique.

Ce dispositif, plus innovant est à tester sur les réseaux gravitaires de type de réseaux RVA du MANIEMA.

Comment calibrer : pour obtenir le bon dosage ?

On peut chlorer 24/24h en assurant ainsi service disponible continue (ou bien 12h/24h).  Dans ce cas le matin il faut verser au seau la dose dans le réservoir et ensuite utiliser le goutte à goutte.

Pour le système goutte à goutte il faut prendre le débit écoulement de la source ;

EX RVA = 1,7 l/sec se fixer la durée de chloration 12h ou 24h. Sur 12h, au débit 1,7 l/sec cela correspond à 73,4 m3.

On applique C1V1= C2 V2 avec C1= 6g/l mère et C2= Cfille considéré à 1mg/l (à tester, voir le jar test au-dessus). Pour 75m3 à 1mg/l, on a besoin de 12,5l de solution à consommer au fur et à mesure de l‘écoulement (afin d’avoir toujours à la citerne 1mg/l de solution mère de présent)

Il est recommandé d’utiliser un bécher (par ex de 50 ml) et de calibrer le goutte à goutte pour le remplir en 2min et 54 sec (ce qui revient à un écoulement en 12h de 12,5l. Ce qui est recherché.) Si cela est plus lent ou plus rapide, il faut diminuer le goutte à goutte via la vanne.

L’option pompe doseuse électrique

La pompe doseuse demande pression pour fonctionner (minimum 1 bar voir même 2 bars) et cela demande surtout un entretien, une maintenance et un réglage minutieux.

Tous les jours, il est impératif de vérifier les vis de serrage et de manière régulière faire un entretien complet de maintenance en démontant complétement la pompe. Nettoyer, brosser, éliminer les dépôts…C’est une gestion rigoureuse et délicate voir complexe.

Les réglages délicats, le moindre changement ont des conséquences (par exemple la hauteur du bac à chlore).

Il a été prévu sur les réseaux d’alimenter en énergie solaire ce dispositif. Ceci devra être suivi avec beaucoup d’attention.

En effet, lorsque l’alimentation du système se fait par système solaire, le débit entrant sera en continue et évolutif en fonction de la puissance solaire. L’installation d’une pompe proportionnelle au débit sur la conduite de refoulement sera à mettre en place.

L’option pompe doseuse proportionnelle sans électricité (ex Dosatron)

La pompe est installée sur un réseau en direct ou by pass en amont du réservoir, de la sortie forage ou de la station de pompage. Le système pompe doseuse proportionnelle au débit peut fonctionner sur la pression de l’eau.

La pompe injecte directement une solution chlorée liquide « aspirée » dans le seau de concentration mère au dosage désiré.

Une fois réglé, cela ne requière pas d’intervention ni de contrôle. Le dosage injecté est contant et est proportionnel au volume d’eau qui traverse le doseur.

Le coût est élevé et demande un opérateur de maintenance continu.

Le système demande un investissement génie civil et l’obligation de prendre en compte la perte de charge de la pompe doseuse sur le dimensionnement de la pompe du réseau.


 [NNT1]Ici je pense que sa serait 18,75 litres, parce que dans un réservoir de 80 m3 ( cas de RVA) nous y mettons 20 litres de solution mère dosé à 6g/l et 24 litres celle dosée à 5g/litre.

 [FP2]Le calcul est bon, sur le terrain vous pouvez utiliser 18,75 l pour 80 m3 mais dans ce cas votre concentration mère est de 1.5ppm.

Concentration de base = 6gr/l

Concentration mère = concentration que l’on veut mettre dans la citerne…..une partie du chlore sera « mangé » et à la fin on a une concentration fille (que l’on peut mesurer)….et cette concentration fille doit permettre d’avoir 0 ?2 mg/l dans la BF contraignante en fin de journée….

Ceci doit etre testé en s’assurant que sur la BF contraignante nous avons au mins 0,2 mg/l…vous pourrez le tester avec le chloromètre.

 [NNT3]Voir pièce jointe

 [NNT4]Procédure avec une marge d’erreur élevée, ou en cas de fermeture des vannes entrée et sortie du réservoir, probabilité d’avoir un manque d’eau sur certains BF et certains BP cas de RVA le jour de la gratuité de l’eau à l’occasion de la JME.

 [FP5]C’est pourquoi pour RVA il faut mettre en place le goutte à goutte, seul système adapté

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